Ces familles qui n'ont plus le droit de cité

Expulsées de HLM, des familles françaises survivent dans des habitats de fortunes à la lisière des villes, sans électricité ni eau courante.
Pour assurer une vie décente à leurs enfants, les parents cumulent les petits boulots. Leur priorité: préserver à tout prix la cellule familiale afin d’empêcher les services sociaux de placer leurs enfants.
En France, aucun recensement précis ne permet d’apprécier l’ampleur du phénomène; souvent cachés, regroupés en très petites unités, ces campements se repèrent difficilement.
J’ai rencontré la famille Maitret, le vieux Jean et la famille Lalou qui vivent à l’Orée du bois de Montaigu en face de la cité HLM qu’ils ont dû quitter (au nord de Melun 77) et la famille Guntfreund qui vit isolée en bordure de route de grande banlieue (77)
Après de trop nombreuses années passées en grande précarité, ces familles ne veulent plus retourner vivre en HLM. "C’est trop tard", disent elles.